LES FLEURS DU SECOND CONFINEMENT

Chicorée sauvage

VOILA QUE ÇA RECOMMENCE! NOUS SOMMES «RE» CONFINÉS, ET DONC «RE»PRIVÉS DE BALADE A PLUS D’UN KILOMÈTRE DE CHEZ NOUS. À L’ÉTAT DES LIEUX.BLOG, NOUS AVONS LA CHANCE DE DISPOSER DANS CETTE LIMITE D’ENDROITS OÙ NOUS POUVONS NOUS AÉRER ET OBSERVER LA NATURE. CE N’EST HÉLAS PAS LE CAS DE TOUT LE MONDE DANS NOTRE PAYS. ALORS, COMME LORS DU PREMIER CONFINEMENT, NOUS OFFRONS A TOUS LES CONFINÉS, INJUSTEMENT PRIVÉS DE NATURE, CES QUELQUES FLEURS QUI NOUS SONT ENCORE PROPOSÉES PAR LA VÉGÉTATION AUTOMNALE SE PRÉPARANT À AFFRONTER L’HIVER.

Quelques inconséquents ont jugé bon de faire la fête ou de tenir des réunions (professionnelles, religieuses, familiales, etc..) sans respecter les précautions sanitaires indispensables. Alors l’actuel gouvernement re-confine tout le monde sans vérifier si cela est bien partout nécessaire, sans tenir compte des densités de population ni des statistiques locales de contamination et pas plus du marasme économique qui va encore s’ajouter à celui découlant du premier confinement. C’est en pensant à tout ceux qui vivent dans des lieux ultra-urbanisés et dépourvus d’espaces de véritable nature que nous sommes allés ce dimanche premier octobre 2020, nous balader sur le site dit des Fontaines (Argentan-61). N’en déplaise à tous les petits caporaux et tous ceux qui les suivent sans réfléchir, nous y avons bien pris tout notre temps pour y ramasser des pommes et, malgré la grisaille, photographier les quelques fleurs illustrant cet article.
CHICORÉE SAUVAGE
Tant au sol que sur les arbres et arbustes, les fleurs sauvages ne sont plus très nombreuses en Normandie à cette saison. La jolie Chicorée sauvage (photo d’ouverture et vue ci-dessous) est même une attardée de l’été, la plupart des guides indiquent sa floraison de juillet à septembre. En plein vent, dans la nature, toujours à plusieurs dizaines de mètres du premier vadrouilleur venu, nous risquions moins durant toute un après-midi d’être contaminés par le covid que dans un super marché le temps de faire les courses. Il aurait donc été dommage de ne pas profiter de ces ultimes spécimens présents sur un talus bien abrité et orienté.

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«Sa culture était déjà préconisée dans un Capitulaire de Charlemagne…» indique le Guide de l’amoureux des Fleurs Sauvages (Éditions Belin). Plante herbacée de la famille des asteracées, la Chicorée sauvage (chicorium intybus) est donc une plante comestible connue depuis au moins le VIIIe siècle. D’un bleu intense et lumineux tirant ver le mauve, les capitules et languettes de sa fleur s’ouvrent le jour et se referment la nuit ou lors des périodes de faible luminosité.

BUDDLEIAS ET VULCAINS
Il aurait été dommage aussi de se priver des dernières Cirses des champs, elles aussi rescapées de l’été. Non loin de là, un Buddleia offre encore quelques panicules mauves. Lors de jours plus radieux précédant ce re-confinement, elles nourrissaient encore (photo ci-dessous) de superbes Vulcains (Vanessa Atalanta). Aujourd’hui, malgré la douceur de la température, les papillons boudent l’offrande, comme les abeilles, ils aiment le soleil et la lumière.

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David nourrit Vulcain! Arbuste originaire de Chine, le Buddleia de David est un arbuste invasif qui s’installe partout où le vent pousse ses graines. Le nectar parfumé de ses nombreuses fleurs attire toute sortes d’insectes et de papillons. Visitée par un Vulcain, cette fleur a été photographiée sur le site des Fontaines à Argentan (61) à la fin octobre 2020.

CIRSE DES CHAMPS
Justement en ce jour de Toussaint, non seulement elle n’était pas folichonne mais en cette fin d’après midi elle se fait quasi crépusculaire pour ne pas dire sépulcrale. Alors, après avoir photographié la Cirse des champs (image en fin de texte), nous rentrons car nous avons déjà plus que largement dépassé l’heure d’activité physique autorisée. Dans la nature, le temps passe décidément plus vite qu’à la maison et il ne s’agirait pas que cette agréable demi journée soit gâchée par la rencontre de quelque trop zélé pandore.

Cirse des champs

La Cirse des champs ou cirsium arvense est une autre attardée de l’été (floraison habituelle entre juin et septembre) et une rescapée de la tonte drastique du bord des chemins du site des Fontaines (Argentan). Comme les Chicorées sauvages présentées ci-avants c’est une asteracée. Cette belle plante tenace et dotée d’une grande capacité de reproduction est considérée comme nuisible par les céréaliers.

Publié par

Pascal Girardin

Journaliste (rédacteur, reporter, photographe, secrétaire de rédaction) depuis 1995 (formation à l'EMI CFD), je suis entré dans cette profession grâce à trois passions directrices: la photographie, la littérature (histoire, philosophie,sociologie,poésie,roman) et le motocyclisme. Durant toute ma carrière de journaliste, effectuée au service des lecteurs du mensuel Moto Magazine (motomag.com), j'ai traité toutes sortes de sujets, du compte rendu de manifestations motocyclistes au reportage sportif, en passant par la défense des droits des motards et le rappel de leurs devoirs, des affaires juridiques et judiciaires, l'histoire de la moto, le tourisme et les tests de machines et de matériel. Et l'environnement alors? Et bien de la pollution liée à l'ensemble de l'activité motocycliste aussi, bien que de ce côté, la presse spécialisée moto fasse un travail d'information très insuffisant et manquant de d'objectivité. Quel photographe serait celui qui serait insensible à la beauté de la nature sous toutes ses formes? Quel randonneur motocycliste ou pédestre serait celui que ne choque pas la destruction ou la pollution des sites? la désertification des campagnes? Le déclin des centres villes ? Quel journaliste serait celui qui n'est pas avant tout citoyen?

2 réflexions au sujet de “LES FLEURS DU SECOND CONFINEMENT”

  1. Toujours aussi documentés et bellement rédigés tes articles Pascal… avec en prime la découverte d’une chicorée sauvage dont je n’avais personnellement jamais vu le moindre bouton ni pétale. Quel bleu magnifique !

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  2. Oui Véronique, le bleu de la Chicorée sauvage est magnifique, selon les moments et l’éclairage il prend une intensité qui peut laisser rêveur tant elle parait presque exotique. C’est pourtant là une plante assez commune en Europe. Celles que je montre ici, poussent non loin de chez toi. Avec un peu de chance, en cet automne très doux, des fleurs sont encore visibles.

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