LA FLORE DE LA ZONE Avril mai juin 2021

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DIX-SEPT FLEURS SONT PRÉSENTÉES DANS CE TROISIÈME ARTICLE CONSACRÉ  PAR L’ÉTAT DES LIEUX À LA SURPRENANTE DIVERSITÉ  DE LA FLORE SAUVAGE DANS LA ZONE INDUSTRIELLE OUEST D’ARGENTAN.

À partir du début mai, certains endroits des Zones industrielles situées à l’ouest d’Argentan, sont un véritable festival de la flore sauvage printanière. Mais pour  vraiment en profiter, l’épris de  botanique doit se montrer réactif.
L’homo industrialus, s’avère souvent peu enclin à laisser la biodiversité «faire désordre» trop près de ses ateliers. Face à ce foisonnement, pour lui anarchique, il  dégaine promptement tondeuses, faucheuses et débroussailleuses, déchiquetant pêle-mêle, le lotier, les orchis, les ophrys, la silène, le coquelicot, le trèfle, et tant d’autres.
Jusqu’en janvier, voir février, l’hiver 2020-2021 s’est montré très doux . Nombre de plantes, qui devaient s’endormir parfois deux mois plus tôt, fleurissaient encore un peu. Les frimas puissants de la fin de l’hiver (mars et début avril) ont, en quelque sorte remises les pendules biologiques à l’heure. Durant donc plus de deux mois, seules fleurissaient sur la zone quelques rustiques pâquerettes et d’ increvables pissenlits. Puis, à partir de la mi-avril, corolles et capitules ont commencé de reparaître, confirmant nos observations précédentes et nous aidant à identifier des plantes fleuries que nous n’avions pas encore repérées en ces lieux.

LE LOTIER CORNICULÉ
Il fleurit ici de mai à septembre mais c’est au début du printemps que l’on en profite le mieux. Comme dans le reste de ville on le trouve un peu partout sur la zone, tout au moins là ou les débroussailleuses et les coupe-bordure ne l’ont pas rasé. C’est heureusement une plante très solide et qui sait se faire petite la où l’on ne souhaite pas qu’elle soit grande.

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Lotus corniculatus (famille des fabacées) doit son nom à la forme de ses fruits: des gousses droites et allongées s’achevant par une pointe rappelant une corne. Il aime les sol secs et assez riches, les endroits couverts d’herbes basses, les pelouses peu entretenues les talus bas et les bords de route. Il est réputé depuis des siècles en tant que plante fourragère. On le trouve le plus souvent en petit groupes de 5 à 30 cm de hauteur, mais il peut atteindre 50 cm. Le lotier résiste très bien à la sècheresse. Sa vigoureuse racine «pivotante» peut atteindre un mètre de long. Important pour la vie (la survie) des insectes, il nourrit plusieurs chenilles de papillons. De plus grande taille, des variétés cultivées, sont employées pour stabiliser les talus routiers après des travaux.

L’ÉGLANTINE: UNE ROSE SAUVAGE
Le joli nom d’églantine peut désigner plusieurs espèces de roses sauvages très voisines mais présentant quelques différences. Sur la zone industrielle l’espèce la plus présente est celle que l’on baptise le rosier des chiens ou l’églantier des haies. Elle s’invite dans les parterres arbustifs cultivés, le long des grillages entourant les entrepôts et les ateliers, près de la voie de chemin de fer. Partout elle réjouit l’œil en apportant la poésie de ses délicates fleurs pastels.

Rosa Canina.
Rosa canina, arbuste de la famille des Rosaceae, fleurit de mai à juillet. C’est la variété de rose sauvage la plus courante dans nos régions (de l’Afrique du Nord à la Scandinavie et la Russie !) . Elle est la fleur de l’Églantier un arbuste qui, s’aidant de supports tels que d’autres arbres ou des grillages, peut mesurer jusqu’à 5m de hauteur. L’Églantier est  souvent utilisé comme porte-greffe pour réaliser des rosiers horticoles.

LE COMPAGNON BLANC
Nulle surprise à le rencontrer partout ici, car le Compagnon blanc se complait dans les milieux herbeux secs et peu enrichis en élément nutritifs. Là où la main de l’homme n’a pas ou pas encore tondu les pieds, on en trouve d’avril à octobre.

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Le Compagnon blanc ou Silene Latifolia alba (famille des caryo phyllaceae) est une fleur dioïque. C’est à dire que les pieds femelles sont séparés des pieds mâles. Fermées le matin, les fleurs s’ouvrent pleinement  vers la fin de l’après-midi et attirent surtout les insectes pollinisateurs nocturnes (papillons de nuits). Le Compagnon blanc pousse facilement sur les talus des routes, les friches herbacées, les bords des chemins. Un pied peut fournir jusqu’à dix fleurs, ce qui sur un terrain donne vite l’impression d’abondance.

 VIPÉRINE COMMUNE
C’est la plante à fleurs bleues qui entoure un coquelicot sur la photo d’ouverture de cet article.  Elle trouve son habitat sur les friches, les terrains vagues secs, les bords de routes, les tas de cailloux, les remblais. Elle résiste fortement à la sècheresse. C’est donc une espèce parfaite pour re-végétaliser rapidement des zones déshéritées sur ce plan.DSC_4433 copie 2

LA CHÉLIDOINE  (Herbe aux verrues)
Sur la zone il s’en trouve sur à peu près toutes les parcelles, et surtout aux abords des bâtiments (murs, constructions diverses). Les guides (voir chapitre Liens) ne disent ils pas d’elle : «Très commune partout et surtout près des habitations humaines ou dans les boisements perturbés par l’homme, la chélidoine demande des sols caillouteux.» (L’Indispensable guide de l’amoureux des fleurs sauvages- Éditions Belin).

Chélidoine
Chélidonium majus (famille des papaveracées) est bien connue pour la capacité de son jus orange laiteux à soigner les verrues. Cependant cette même substance est dangereuse pour les yeux, dans le cas de certaines allergies et brûle la peau saine autant que les tumeurs. Très toxique, elle ne doit en aucun cas être absorbée. Plus poétique: le nom de «grande éclaire» lui était jadis donné parce que ses fleurs jaunes très lumineuses, telles de petits soleils annonçaient la belle saison.

LE COQUELICOT
Comme  dans la campagne alentour, entre mai et juin il pousse un peu partout, isolé ou en nombre, dans la zone. Certaines années, un magnifique parterre très dense embellit la très austère entrée du Tri-Postal. En ce printemps 2021, cette flamboyance n’a hélas pas eu lieu. Laissant en lieu et place une triste et ennuyeuse pelouse pelée. La faucheuse lui a trop tôt coupé l’herbe au niveau du pied.

Coquelicot
Papaver rhoeas (famille des papaveracées) est devenu, grâce aux publicités pour le parfum Kenzo un symbole de l’élégance et de la beauté. Jusque là, il avait surtout été celui du souvenir des anciens combattants de la première guère mondiale. Des feuilles à la graine, ses utilités sont multiples. Il n’est guère que les céréaliers pour le considérer comme nuisible, au prétexte qu’il nuirait au rendement de certaines de leurs cultures. Mais en fait de nuisance, le coquelicot est-il vraiment plus nuisible pour tout un chacun, agriculteurs compris, que toute l’agrochimie développée pour tenter de l’éliminer? Vaine tentative d’ailleurs car en divers endroits des chercheurs ont constaté que cette plante à l’apparence si douce et délicate est en fait très pugnace et a réussit à muter pour résister aux divers produits avec lesquels on voulait l’empoisonner (avec le reste de la planète en guise de dommage co-latéral). Les photographes, les graphistes, les peintres (voir Claude Monet), les poètes, peuvent donc se réjouir, le coquelicot n’est pas près de s’éteindre. Ceci d’autant plus qu’un pied de coquelicot peut produire chaque année plusieurs millier de ses minuscules graines.

L’AUBÉPINE
Le moins que l’on puisse dire est que les zones industrielles et commerciales de l’ouest d’Argentan ne sont pas très arborées. Ce, ni en arbres ni en arbustes, même si ces derniers notamment de culture y sont plus nombreux. Parmi ceux-ci, (avec l’aide du vent, d’insectes ou d’oiseaux), quelque hasard tant bienfaiteur que malicieux, à  inséré plusieurs buissons d’aubépine blanche.

Aubépine-abeille
Crataegus (famille des rosaceae) est un incontournable des haies normandes. Tout au moins de ce qu’il en reste après les remembrements et abattages excessifs. Tant par sa floraison abondante qui alimente les abeilles et des dizaines d’autres insectes que par ses baies qui nourrissent les oiseaux, elle compte parmi les espèces le plus profitables à la biodiversité. Loin d’être inutile pour l’homme, ses fruits peuvent être cuits en compotes, confitures et gelées, seuls ou avec d’autres fruits. Son bois très résistant servait à confectionner des manche d’outils. Avant que l’on ne fabrique des molécules de synthèse, entre la fin du XIXe et la moitié du XXe siècle, l’aubépine était très utilisée pour soigner les maladies cardiaques. Au début du printemps, l’Aubépine qui n’est alors pas plus feuillue que fleurie est souvent confondue avec le prunellier(arbuste épineux à petites fleurs blanches et abondantes). Pour éviter cette confusion, il faut se souvenir que le prunellier, premier arbuste des haie à fleurir (avril-mai), offre sa floraison avant l’arrivée des premières feuilles. L’aubépine ne fleurit qu’entre mai et juin lorsque les  feuilles  de l’année sont toutes déjà sorties et bien développées.

L’OPHRYS ABEILLE
Sur la Zone, cette orchidée sauvage fleurit entre mai et juin. Nous avions repéré les années précédentes des stations ou il s’en rencontre plusieurs pieds au mètre carré. Hors, en ce printemps 2021, les tondeuses sont intervenues beaucoup trop tôt. Et seuls quelques endroits, dits mal entretenus, nous ont permis de photographier cette merveille, en compagnie d’autres orchis (voir suite de l’article).

Ophrys abeille
Sans être très courant, Ophrys apifera  (famille des Orchidaceae) n’est pas vraiment rare en France. Mais il fait tout de même partie des espèces protégées par l’Union Européenne. La forme et la couleur de son labelle son conçus pour être confondues par l’abeille mâle avec celles d’une abeille femelle. De celle-ci l’ophrys apifera imite aussi l’odeur. Encore plus astucieux, si les pollinisateurs n’ont pas rempli leur office, la fleur pratique l’autofécondation en s’aidant du vent par exemple.

L’ORCHIS BOUC
Beaucoup plus courant, adaptable et visible que l’ophrys abeille, l’orchis bouc très présent dans la zone commence tout juste à développer sa partie aérienne entre la fin avril et la mi-mai. Si sa situation le préserve des tontons tondeurs, il pourra atteindre un mètre de haut et proposer jusqu’à 80 fleurs.

Orchis Bouc
Ce spécimen d’Himantoglossum hircinum (famille des orchidaceae) photographié courant mai devant le grillage de la société Agrial, commence tout juste à former ses boutons. La plus grandes de nos orchidées sauvages affectionne les sols calcaires entre secs et un peu frais, les pelouses sèches, les sous bois clairs, les friches. En pleine floraison elle dégage une odeur qui peut rappeler le bouc mais s’approche plutôt du brûlé. Cela ne se sent vraiment qu’en approchant très près de la fleur.

L’ORCHIS PYRAMIDAL
Nombreux sur la zone entre avril et juin, il pousse le plus souvent sur les mêmes stations que les deux orchidées sauvages précédentes. En raison de ses teintes variant du rose assez vif au pourpre, c’est même lui qui, le plus souvent, sert de balise pour repérer les orchis bouc et les plus confidentiels ophrys.

Orchis pyramidal
Anacamptis pyramidalis appartient à la famille des orchidaceae. La fécondation est le plus souvent effectuée par les papillons à la trompe desquels s’adapte La forme des fleurs . En milieu de floraison, la forme pyramidale s’ovalise, d’où le nom parfois donné d’orchidée «queue de renard». À pleine maturité la plante peut atteindre jusqu’à 50 cm de hauteur.

NAVET du DIABLE (la bryone dioïque)
Sur la zone, cette plante grimpante au petites fleurs vert clair s’accroche, en divers endroits, à des arbustes et des grillages. Des stations qu’elle partage parfois avec la clématite des haies. La bryone dioïque est assez toxique, les fleurs se transformeront en petits fruits rouges sur lesquels les enfants doivent être mis en garde.

Bryone dioïque
Photographiée le long du grillage d’une usine fermée depuis quelques années, cette petite fleur (6 à 15 mm) de bryone dioïque (bryonia dioica) nous informe qu’il s’agit d’un pied mâle. Le qualificatif « dioïque » indique que pour cette plante de la famille des cucurbitacées (melons courges, pastèques etc…)les pieds mâles sont séparés des pieds femelles. Mais rappelons que ses petits fruits rouges sont toxiques (vomissements, diarrhées) 15 d’entre eux peuvent tuer un enfant et une quarantaine un adulte. Le reste de la plante ne vaut pas beaucoup mieux. L’origine de ses divers noms populaires peu flatteurs, est sans doute à rechercher là. La plante adulte peut atteindre plus de 5 m de longueur.

LE TRÈFLE DES PRÉS
Pelouses, talus, friches, herbus entre le trottoir et les clôtures, à l’intérieur comme à l’extérieur des parcelles… Le trèffle pousse partout où la terre est assez bonne pour l’accueillir. Censé fleurir en juin, les premières fleurs sont apparues ici cette année avec un bon mois d’avance. Quand à savoir s’il descend de variétés cultivées ou de pieds sauvages, ceci est peine perdue tant il en existe d’hybridations voulues ou non.

Trifolium Pratense
Trifolium pratense (famille des fabaceae) est très présent partout en saison, tellement commun donc, , que l’on oublie de bien la regarder, d’apprécier son nuancier subtil de rose et de mauve. C’est une plante importante, et même capitale en milieu urbain, pour la survie des bourdons et des papillons. Ces insectes possèdent une longue langue ou trompe qui facilite la captation du nectar dans toutes ces petites fleurs profondes et étroites qui constituent cette boule que nous voyons de loin. Le trèfle est souvent cultivé comme plante fourragères et de nombreuses variétés ont été développées. Cela ne se sait plus trop aujourd’hui, hormis chez les passionnés de botanique, mais le trèfle est comestible aussi pour l’humain. Tant sa fleur que ses tiges entrent dans la composition de salades et de soupes. Nous déconseillons toutefois de consommer quelque plante que ce soit, si elle a été prélevée dans une zone industrielle.

LA LUZERNE LUPULINE
Dans la zone on la trouve partout aux abords des bâtiments , sur les trottoirs gercés, les terrains ou d’anciens bâtiments ont été rasés, les remblais. Malgré l’aspect fragile de ses petites boules de fleurs, c’est une plante robuste et rustique. Résistante à la chaleur comme au froid, tout comme son cousin le trèfle, elle sait se faire petite pour s’adapter aux tontes répétées.

Luzerne lupuline
Riche en nectar, Medicago Lupulina (famille des fabacées) est une plante des plus utiles pour les pollinisateurs (bourdons, papillon). Ceci d’autant plus qu’elle fleurit longtemps (mars à octobre) et pousse facilement sur des terrains calcaires secs. On l’y utilise d’ailleurs, sous ses formes cultivées, comme plante fourragère, comme engrais vert et pour enrichir le sol en azote.

LE GÉRANIUM des PYRÉNÉES
Malgré son nom, il n’a rien de spécifique aux célèbres montagnes du sud de la France et du Nord de l’Espagne. Sur la zône, il croit et multiplie partout où la terre lui convient.

Geranium pyrenaicum
Bien qu’il puisse pousser jusqu’à 1900 m d’altitude, Geranium pyrenaicum (famille des geraniaceae), n’est pas une plante de montagne. Il pousse aussi très bien, et en nombre, en plaine sur les «sols argileux et riches en azote » nous disent les guides (voir chapitre Liens). La plante entière peut atteindre 50 cm de hauteur. Chaque tige propose deux petites fleurs de 1 à 2 cm de diamètre. Les photographier a nécessité d’ajouter une lentille «+10» a un objectif macro de 80 mm et une bonne dose de patience car ce jour là était particulièrement venté.

LA POTENTILLE RAMPANTE
Elle fleurit sur la zone en temps et en heure, soit à partir du début juin. Elle s’y contente facilement des endroits secs qu’elle partage parfois avec l’Orpin âcre (voir ci-après) et peut y former un couvre sol efficace.

Potentille
Potentilla reptans appartient à la famille des rosacées elle est aussi appelée quintefeuille. Ceci fait référence à ses feuilles divisées en cinq folioles. Assez fréquente cette plante apparait entre mai et juin. Si ramassée dans la nature, loin des cultures agrochimiques (et des zones industrielles!), ou cultivée dans un jardin, c’est une plante comestible de la racine jusqu’à la fleur. Les tiges séchées entrent dans les préparations d’herbes aromatiques. La racine assez volumineuse se consomme après cuisson, comme un navet ou une carotte. Comme le fraisier elle produit de longs stolons qui s’enracinent pour former de nouveaux pieds.

LA VESCE COMMUNE
Lorsque les Atila de service n’ont pas encore sorti les gros sabots de leur chevaux moteur, la vesce commune est assez fréquente sur la zone industrielle. Grimpante, elle déploie ses élégantes tiges et vrilles partout où elle peut s’accrocher.

Vesce commune
Vicia Sativa est une plante grimpante fourragère de la famille des fabacées. Cultivée à l’origine elle s’est naturalisée un peu partout dans les champs, sur les bords de chemins, au pied des haies. Sa partie aérienne peut atteindre 70 cm de hauteur. Les racines hébergent certaine bactéries et leur fournissent diverses substances organiques. En retour les bactéries captent de l’azote pour la Vesce qui l’emploie à synthétiser ses protéines. Mellifère et pouvant générer une biomasse importante, la vesce commune possède aussi l’intérêt d’être comestible, ce que savaient déjà les êtres humains du néolithique.

LE SEDUM ÂCRE (ou Orpin âcre)
« L’Orpin âcre est très commun partout et colonise particulièrement les lieux arides en plein soleil sur des substrats pauvres caillouteux ou sableux.» Nous explique L’Indispensable guide de l’amoureux des fleurs sauvages (Éditions Belin). De fait, cette jolie plante grasse pousse ici en colonies parfois assez étendues sur les trottoirs, près des bordures de ciment et en bien des endroits où l’on imagine pas que quoi que ce soit d’autre puisse pousser.

Sedum âcre
Sedum acre (famille des Crassulacées), est parfois aussi nommé Orpin brûlant. Est-ce dû à sa floraison foisonnante d’un jaune irradiant ou à sa capacité à pousser dans des endroits arides et pauvres en nutriments ? À moins que cela n’exprime son goût piquant et son caractère vénéneux. les tiges développées de cette vivace naine peuvent atteindre 15 cm, la fleur mesure entre 12 et 18 mm de diamètre.

LIVRES ET LIENS
Les informations contenues dans cet article ne sortent pas de notre chapeau. Afin de compléter nos propres observations nous effectuons des recherches sur de nombreux sites en ligne et recoupons toujours à l’aide de plusieurs ouvrages imprimés.
LIVRES
300 Plantes Comestibles collection Les indispensables Delachaux, édité en 2018 par Delachaux et Niestlé, prix: 14,50 €.
Pratique et bien conçu et illustré, ce guide répertorie les 300 principales plantes sauvages comestibles d’Europe et indique la manière de les consommer et la période pour ce faire.
L’Indispensable Guide des Fleurs Sauvages «Reconnaitre 300 fleurs sauvages sans erreur», édité en 2016 par Belin. Prix 18 €
Pratique, bien documenté, facile à emporter dans une musette ou un sac à dos, ce petit guide porte bien le qualificatif d’indispensable.
Quelle est donc cette fleur? Avec 1200 planches dessinées, cet ouvrage édité chez Fernand Nathan en 1975 (réédité depuis) est une bible. Lorsqu’une plante n’est pas répertoriée dans les deux précédents, elle l’est presque à coup sur dans celui-ci. Ce même si lui aussi oublie parfois des plantes pourtant courantes et répertorie comme rares de plantes qui ne le sont pas.
SUR LE WEB ou le smartphone
Nous consultons pour chaque plante un assez grand nombre de sites. Cependant les trois ci-dessous comptent parmi ce qui se fait de plus sérieux.
Wikipédia: Ce site contributif est de plus en plus précis et difficile à prendre en défaut. Il cite ses sources imprimées ou numériques, ce qui est honnête et précieux.
Jardinage.lemonde.fr: C’est le site jardinage du quotidien Le Monde. À partir du moment où l’on a identifié la plante, la documentation est le plus souvent copieuse et précise à l’image du grand journal qui l’édite.
abiris.snv.jussieu.fr rien de tel pour recouper les informations venues d’autres sites que celui-ci. Il est édité par la prestigieuse université de la Sorbonne et décrit, photos à l’appui, une plante de la fleur à la racine. C’est précis et didactique mais il faut déjà avoir une idée de ce que l’on cherche.
PlantNet: Ce média contributif, sans être infaillible, est tout de même très efficace. Une fois l’application chargée sur le smartphone et activée, il propose de faire une photo (propre) d’une fleur, d’une feuille, d’un fruit, d’une écorce. On peut aussi lui envoyer via un ordinateur et un téléphone une image réalisée avec un autre appareil. Ensuite, il effectue une ou plusieurs propositions à comparer et à valider. Il est rare de ne pas pouvoir identifier ce que l’on a trouvé.

 

Publié par

Pascal Girardin

Journaliste (rédacteur, reporter, photographe, secrétaire de rédaction) depuis 1995 (formation à l'EMI CFD), je suis entré dans cette profession grâce à trois passions directrices: la photographie, la littérature (histoire, philosophie,sociologie,poésie,roman) et le motocyclisme. Durant toute ma carrière de journaliste, effectuée au service des lecteurs du mensuel Moto Magazine (motomag.com), j'ai traité toutes sortes de sujets, du compte rendu de manifestations motocyclistes au reportage sportif, en passant par la défense des droits des motards et le rappel de leurs devoirs, des affaires juridiques et judiciaires, l'histoire de la moto, le tourisme et les tests de machines et de matériel. Et l'environnement alors? Et bien de la pollution liée à l'ensemble de l'activité motocycliste aussi, bien que de ce côté, la presse spécialisée moto fasse un travail d'information très insuffisant et manquant de d'objectivité. Quel photographe serait celui qui serait insensible à la beauté de la nature sous toutes ses formes? Quel randonneur motocycliste ou pédestre serait celui que ne choque pas la destruction ou la pollution des sites? la désertification des campagnes? Le déclin des centres villes ? Quel journaliste serait celui qui n'est pas avant tout citoyen?

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